Le terme « coloscopie » désigne l’examen de l’intérieur du côlon. Cet examen permet de visualiser le gros intestin (côlon et rectum) à l’aide d’un instrument appelé coloscope (un tube souple muni d’une petite caméra et d’une lentille). Il permet de détecter des tissus enflammés, des ulcères et des excroissances anormales. Il sert à rechercher les signes précoces d’un cancer colorectal et à explorer les troubles intestinaux, les douleurs abdominales, les spasmes musculaires, les tissus enflammés, les ulcères, les saignements anaux et les pertes de poids non liées à l’alimentation. Il permet aussi de prélever des échantillons de tissu (biopsie).
L’examen du côlon est recommandé en cas de symptômes comme du sang dans les selles, des douleurs abdominales inexpliquées ou une modification du transit. Il permet de détecter des maladies intestinales comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Il est réalisé par un gastro-entérologue, un médecin hautement spécialisé.
À Londres, à la Kensington International Clinic, nos médecins consultants réalisent chaque jour des coloscopies privées, dans un cadre pensé pour votre confort, votre confidentialité et un accès rapide à l’examen.
Pourquoi faire une coloscopie ?
EXPLORER DES SIGNES ET SYMPTÔMES INTESTINAUX
Une coloscopie peut aider votre médecin à rechercher les causes possibles de douleurs abdominales, de saignements rectaux, d’une diarrhée chronique ou d’autres problèmes intestinaux.
DÉPISTER LE CANCER DU CÔLON
Si vous avez 45 ans ou plus et un risque moyen de cancer du côlon, c’est-à-dire aucun autre facteur de risque que l’âge, votre médecin peut vous recommander une coloscopie tous les 5 ans. Si vous présentez d’autres facteurs de risque, il peut vous conseiller un dépistage plus tôt. Cet examen fait partie des quelques méthodes de dépistage du cancer du côlon. Parlez-en avec votre médecin pour choisir les options les plus adaptées à votre situation.
RECHERCHER D’AUTRES POLYPES
Si vous avez déjà eu des polypes, votre médecin peut vous recommander une endoscopie colique de contrôle pour rechercher et retirer d’éventuels nouveaux polypes. L’objectif est de réduire votre risque de cancer du côlon.
TRAITER UN PROBLÈME
Une coloscopie est parfois réalisée dans un but thérapeutique, par exemple pour poser une prothèse (stent) ou retirer un objet présent dans le côlon.
Le déroulement de l’examen en détail
Voici, étape par étape, ce qui vous attend lorsque vous réservez une coloscopie dans notre clinique à Londres, de la préparation jusqu’aux résultats.
1 - PRÉPARATION AVANT L’EXAMEN
Avant une coloscopie, votre côlon doit être entièrement vidé. Le moindre résidu peut gêner la visualisation du côlon et du rectum pendant l’examen.
Pour vider votre côlon, votre médecin peut vous demander de :
- Suivre un régime spécial la veille de l’examen : en général, vous ne pourrez pas manger d’aliments solides la veille de l’examen. Les boissons peuvent être limitées aux liquides clairs : eau plate, thé et café sans lait ni crème, bouillon et boissons gazeuses. Évitez les liquides rouges, qui pourraient être confondus avec du sang pendant l’examen. Il est possible que vous ne puissiez plus rien manger ni boire après minuit la veille de l’examen.
- Prendre un laxatif : votre médecin vous prescrira généralement un laxatif, le plus souvent à prendre en grande quantité, sous forme de comprimés ou de solution buvable. Dans la plupart des cas, il vous sera demandé de le prendre la veille au soir, ou bien la veille au soir et le matin de l’examen.
- Adapter vos traitements : rappelez à votre médecin les médicaments que vous prenez au moins une semaine avant l’examen, en particulier si vous êtes diabétique, si vous souffrez d’hypertension artérielle ou de problèmes cardiaques, ou si vous prenez des médicaments ou des compléments contenant du fer. Signalez-lui aussi si vous prenez de l’aspirine ou d’autres médicaments qui fluidifient le sang, comme la warfarine (Coumadin, Jantoven), les anticoagulants plus récents comme le dabigatran (Pradaxa) ou le rivaroxaban (Xarelto), utilisés pour réduire le risque de caillots sanguins ou d’AVC, ou encore les médicaments cardiaques qui agissent sur les plaquettes, comme le clopidogrel (Plavix).
Il pourra être nécessaire d’adapter les doses ou d’interrompre temporairement certains traitements.
2 - PENDANT L’EXAMEN
Déroulement
Une coloscopie dure de 15 à 30 minutes. Pendant l’examen, le médecin introduit dans le rectum un tube fin et souple, de la taille d’un doigt environ. Ce tube, appelé « coloscope », se termine par une minuscule caméra qui permet de voir l’intérieur du gros intestin et transmet les images sur un écran.
L’intérieur de l’intestin étant plus facile à observer lorsqu’il est distendu, le médecin y insuffle de l’air à l’aide d’un appareil. Cette distension peut être inconfortable, voire douloureuse. C’est pourquoi le médecin peut vous proposer un médicament contre la douleur (antalgique) pour atténuer la gêne ou la douleur. Il peut aussi vous administrer un médicament relaxant (sédatif) pour vous aider à vous détendre pendant l’examen.
En plus d’examiner l’intérieur du gros intestin, le médecin peut parfois réaliser d’autres gestes au cours de l’examen :
- Retirer des polypes.
- Réaliser une biopsie.
Retrait des polypes
La coloscopie révèle parfois la présence de polypes dans l’intestin. Les polypes sont de petites excroissances de chair, semblables à des verrues, qui se développent sur la paroi interne du gros intestin. Certains polypes pouvant évoluer vers un cancer colorectal, les médecins préfèrent généralement les retirer à titre préventif.
Biopsie
Si nécessaire, le médecin peut aussi décider de réaliser une biopsie. Une biopsie consiste à prélever un fragment de tissu sur la paroi du gros intestin.
Le retrait des polypes et la biopsie sont indolores. Les polypes ou les tissus prélevés sont ensuite analysés en laboratoire pour rechercher un cancer ou une autre maladie. Les résultats de l’analyse sont transmis à votre médecin, qui assurera le suivi adapté.
3 - APRÈS L’EXAMEN
Après l’examen, il faut environ une heure pour commencer à récupérer de la sédation. Une personne devra vous raccompagner chez vous en voiture, car les effets du sédatif peuvent mettre jusqu’à une journée à se dissiper complètement. Ne conduisez pas, ne prenez pas de décision importante et ne reprenez pas le travail du reste de la journée.
Vous pourrez vous sentir ballonné ou avoir des gaz pendant quelques heures après l’examen, le temps d’évacuer l’air insufflé dans le côlon. Marcher peut aider à soulager cette gêne.
Vous remarquerez peut-être aussi un peu de sang dans vos premières selles après l’examen. Ce n’est généralement pas inquiétant. Consultez votre médecin si vous continuez à perdre du sang ou des caillots, si vous avez des douleurs abdominales persistantes ou de la fièvre. Bien que ce soit peu probable, ces symptômes peuvent apparaître immédiatement ou dans les premiers jours suivant l’examen, mais aussi avec un décalage d’une à deux semaines.
4 - VOS RÉSULTATS
Votre médecin analysera les résultats et vous les communiquera.
Résultat négatif
Une coloscopie est considérée comme négative si le médecin ne constate aucune anomalie dans le côlon.
Votre médecin peut vous recommander une nouvelle coloscopie :
- Dans 10 ans, si votre risque de cancer du côlon est moyen et que vous n’avez aucun autre facteur de risque que l’âge, ou si vous avez de petits polypes bénins.
- Dans 1 à 7 ans, selon plusieurs facteurs : le nombre, la taille et le type des polypes retirés, des antécédents de polypes lors de coloscopies précédentes, certains syndromes génétiques ou des antécédents familiaux de cancer du côlon.
Si des résidus de selles dans le côlon ont empêché un examen complet, votre médecin peut recommander de refaire la coloscopie. Le délai dépendra de la quantité de selles et de la portion du côlon qui a pu être examinée. Votre médecin pourra vous proposer une autre préparation intestinale pour que vos intestins soient parfaitement vidés avant le prochain examen.
Résultat positif
Une coloscopie est considérée comme positive si le médecin découvre des polypes ou des tissus anormaux dans le côlon.
La plupart des polypes ne sont pas cancéreux, mais certains peuvent être précancéreux. Les polypes retirés pendant la coloscopie sont envoyés en laboratoire afin de déterminer s’ils sont cancéreux, précancéreux ou non cancéreux.
Selon la taille et le nombre des polypes, une surveillance plus rapprochée pourra vous être proposée par la suite pour rechercher d’autres polypes.
Difficultés lors de l’examen
Si votre médecin a un doute sur la qualité de la visualisation à l’endoscope, il peut proposer de refaire la coloscopie ou de rapprocher le prochain examen. Si l’endoscope n’a pas pu progresser dans tout le côlon, une coloscopie virtuelle peut être recommandée pour examiner les segments restants.
Coloscopie : peser le pour et le contre
AVANTAGES
- La coloscopie est plus précise qu’une radiographie. Elle permet aussi de passer d’autres instruments par le coloscope, par exemple pour retirer une lésion d’aspect suspect ou réaliser une biopsie, c’est-à-dire prélever un petit fragment pour analyse. La coloscopie peut ainsi éviter une chirurgie ou aider à mieux définir le type d’intervention nécessaire.
- C’est un moyen sûr et efficace d’explorer des problèmes comme des pertes de sang, des douleurs ou des modifications du transit, par exemple une diarrhée chronique, ou des anomalies d’abord détectées par d’autres examens. Cet examen permet aussi de repérer et de traiter un saignement intestinal actif.
- La coloscopie est aussi un examen essentiel pour dépister le cancer du côlon et traiter les polypes du côlon, ces excroissances anormales de la paroi interne de l’intestin. Or, il est impossible de savoir à l’œil nu si un polype est malin ou susceptible de le devenir. C’est pourquoi la coloscopie sert souvent à retirer les polypes : on parle de polypectomie.
RISQUES ET COMPLICATIONS
Comme tout acte médical, la coloscopie comporte certains risques et des complications possibles. Vous pouvez ressentir une douleur et une gêne, mais les risques et complications liés à ce type d’examen sont rares et mineurs : réaction aux sédatifs, saignement à l’endroit de la biopsie ou, très rarement, déchirure de la paroi du côlon.
Consultez immédiatement votre médecin en cas de fièvre, de saignement rectal ou de douleurs abdominales intenses après une coloscopie.
Pour toute autre question sur la préparation, la sédation, les résultats ou le tarif d’une coloscopie privée au Royaume-Uni, consultez notre FAQ ci-dessous.
Découvrez nos médecins de notre centre de coloscopie à Londres
Réservation : un acompte de 70 £ est demandé au moment de la réservation. Le solde est réglé le jour de votre consultation.
Politique d’annulation : remboursement intégral en cas d’annulation plus de 72 h à l’avance ; entre 72 h et 48 h, l’acompte de 70 £ est conservé ; moins de 48 h avant, la consultation est facturée en totalité.
Assurance santé : la Kensington International Clinic est reconnue par plusieurs assureurs privés britanniques et internationaux. De nombreux contrats d’assurance santé, notamment pour les expatriés, prennent en charge tout ou partie d’une coloscopie lorsqu’elle est médicalement justifiée. Nous vous conseillons de vérifier votre couverture directement auprès de votre assureur avant votre rendez-vous, et de nous communiquer votre numéro de contrat si une facturation directe est nécessaire.
FAQ
Dans quels cas une coloscopie en urgence est-elle nécessaire ?
La plupart des coloscopies sont programmées, mais certaines situations cliniques nécessitent une exploration en urgence. Une coloscopie en urgence est généralement recommandée dans les cas suivants :
- Saignements rectaux persistants ou abondants ;
- Anémie ferriprive inexpliquée avec des signes de saignement digestif occulte ;
- Modification soudaine et importante du transit, en particulier avec une perte de poids ;
- Suspicion d’occlusion intestinale ou masse repérée à l’imagerie (scanner, IRM) ;
- Symptômes nouveaux ou qui s’aggravent chez les patients ayant d’importants antécédents familiaux de cancer colorectal ;
- Douleurs abdominales intenses associées à des signes d’alerte (fièvre, vomissements, saignement rectal).
Si vous présentez l’un de ces signes, contactez votre médecin sans attendre afin d’évaluer le degré d’urgence.
Que se passe-t-il si un cancer est découvert pendant la coloscopie ?
Si une lésion suspecte est repérée pendant votre coloscopie, votre gastro-entérologue ne posera pas de diagnostic définitif le jour même.
La prise en charge habituelle comporte plusieurs étapes :
- Une biopsie de la lésion est réalisée pour analyse en laboratoire ;
- L’emplacement peut être marqué par un petit tatouage à l’encre médicale pour aider un éventuel chirurgien à le repérer ;
- Les résultats de l’analyse anatomopathologique sont généralement disponibles sous 1 à 2 semaines ;
- Si le cancer est confirmé, votre dossier est étudié par une équipe pluridisciplinaire (MDT) réunissant gastro-entérologues, chirurgiens, oncologues et radiologues ;
- Un plan de traitement personnalisé vous est ensuite proposé : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie ou une association de ces traitements, selon le stade et la localisation.
La détection précoce par coloscopie améliore nettement les résultats, d’où l’importance de ne pas retarder les examens.
Combien de temps dure une coloscopie ?
L’examen lui-même est court, mais prévoyez une visite plus longue au total.
Voici comment se déroule la journée :
- Accueil, mise en tenue et pose d’une voie veineuse avant l’examen : 30 à 45 minutes ;
- La coloscopie elle-même : 15 à 30 minutes en moyenne ;
- Récupération après la sédation dans notre salle de réveil dédiée : environ 1 heure ;
- Durée totale à la clinique : 2 à 3 heures entre l’arrivée et la sortie ;
- Retour à domicile : un adulte responsable doit venir vous chercher, car vous ne pourrez pas conduire du reste de la journée.
Prévoyez de prendre votre journée et évitez toute décision importante tant que la sédation ne s’est pas complètement dissipée, en général dans les 24 heures.
Quelle sédation est utilisée pour une coloscopie au Royaume-Uni ?
Trois options de sédation sont couramment proposées pour une coloscopie au Royaume-Uni, et le choix est discuté avec vous avant l’examen :
- Sans sédation : choisie par certains patients qui préfèrent reprendre le volant tout de suite après, mais la tolérance varie et beaucoup trouvent l’examen inconfortable ;
- Sédation consciente associant le midazolam (une benzodiazépine) et le fentanyl (un antalgique) : l’option la plus courante au Royaume-Uni, qui vous permet de garder le contact avec l’équipe, dans un état de détente et pratiquement sans douleur ;
- Entonox (mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote) : une alternative plus légère utilisée dans certains centres, inhalée à la demande pendant l’examen ;
- Anesthésie générale : réservée à des cas particuliers (anxiété sévère, gestes complexes), elle est administrée par un médecin anesthésiste consultant.
À la Kensington International Clinic, votre gastro-entérologue discutera avec vous de l’option de sédation la plus adaptée lors de la consultation initiale, en tenant compte de vos antécédents médicaux, de votre niveau d’anxiété et de vos préférences.
