Les troubles veineux touchent bien plus les femmes que les hommes, à toutes les étapes de la vie : grossesse, contraception hormonale, ménopause, traitement hormonal de la ménopause. À la Kensington International Clinic, à Londres, nous prenons en charge l’ensemble des troubles veineux des jambes, du simple traitement esthétique des fines télangiectasies à la prise en charge des varices liées à une insuffisance veineuse chronique.
Notre équipe médicale réalise le bilan diagnostique par écho-Doppler et propose des traitements mini-invasifs adaptés à chaque cas, dans le cadre d’une clinique privée haut de gamme.
Nos
spécialistes consultants
À la Kensington International Clinic, la prise en charge des veines est assurée par une équipe médicale de deux spécialistes.
Dr Wissem Jalila Abdellaoui
La Dr Wissem Jalila Abdellaoui est médecin vasculaire consultante. Formée à l’école française d’angiologie, elle assure l’ensemble du parcours diagnostique et tous les traitements mini-invasifs dans notre clinique privée. Elle réalise elle-même l’écho-Doppler pendant la consultation, cartographie le réseau veineux, pose l’indication thérapeutique et pratique la micro-sclérothérapie ainsi que la sclérothérapie à la mousse échoguidée.
Elle consulte en français et en anglais.
Pr Usman Jaffer
Le Pr Usman Jaffer est notre chirurgien vasculaire consultant. Il prend le relais pour les cas qui nécessitent une prise en charge chirurgicale : varices vraies complexes, récidives, anatomies inaccessibles aux techniques mini-invasives. Son parcours au sein du NHS et son expertise de l’ablation endoveineuse par laser apportent à l’équipe sa référence clinique britannique.
Varicosités, télangiectasies, veines des jambes… comment les distinguer ?
« Varicosités », « télangiectasies » et « veines des jambes » ne désignent pas la même chose. Voici comment les distinguer :
- Télangiectasies : ce sont les veines superficielles visibles les plus fines, de moins de 1 millimètre de diamètre. Rouges, bleues ou violacées, elles dessinent de fines lignes ou de petites ramifications sur la peau des cuisses, des mollets et des chevilles. Elles posent avant tout un problème esthétique. Le traitement de référence est la micro-sclérothérapie, de très fines injections d’un produit sclérosant liquide, réalisées en ambulatoire en plusieurs séances ;
- Varicosités : un peu plus larges (1 à 3 millimètres), elles prennent la forme d’une étoile ou d’une arborescence partant d’une veine centrale. Elles s’accompagnent parfois d’une sensation de chaleur ou d’une gêne esthétique marquée. Le traitement associe la micro-sclérothérapie et, selon le calibre, la sclérothérapie à la mousse échoguidée ;
- Veines des jambes : terme générique qui regroupe les fines télangiectasies, les veines réticulaires (3 à 5 millimètres, souvent bleu-vert, visibles en réseau sous la peau) et les varices vraies (veines saillantes et tortueuses de plus de 5 millimètres). Cette dernière catégorie impose un bilan complet par écho-Doppler, car elle traduit presque toujours une insuffisance veineuse sous-jacente, à traiter avant ou en même temps que tout geste esthétique.
La consultation initiale dans notre clinique privée francophone à Londres permet de poser le bon diagnostic, de repérer un éventuel reflux veineux invisible à l’œil nu et d’établir un protocole de traitement personnalisé.
Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées aux troubles veineux ?
Les études épidémiologiques vont toutes dans le même sens : les femmes sont nettement plus touchées que les hommes par les varices, les varicosités et l’insuffisance veineuse. Plusieurs facteurs biologiques expliquent cette prédominance féminine :
Les hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone) agissent directement sur la paroi veineuse. Elles relâchent le tissu conjonctif qui soutient la veine et modifient le tonus du muscle lisse vasculaire. Résultat : les veines se dilatent plus facilement et les valvules, qui empêchent le sang de refluer vers le pied, perdent en efficacité ;
Les fluctuations hormonales tout au long de la vie (cycle menstruel, grossesses successives, contraception hormonale, périménopause, ménopause, traitement hormonal de la ménopause ou THM) exposent les femmes à des pics répétés qui fragilisent le réseau veineux au fil du temps ;
Pendant la grossesse, le poids croissant de l’utérus comprime les veines iliaques et la veine cave inférieure, ce qui ralentit le retour veineux des membres inférieurs. L’augmentation du volume sanguin circulant (environ +40 % au troisième trimestre) accroît encore la pression dans les veines des jambes ;
Dans la plupart des cas, les patientes signalent des antécédents familiaux de varices, de phlébite ou d’insuffisance veineuse. Ce terrain génétique se révèle généralement à l’occasion d’un événement hormonal.
Grossesse et varices : comprendre et anticiper
La grossesse est l’un des déclencheurs les plus fréquents des varices chez la femme. Près d’une femme enceinte sur deux voit apparaître ou s’aggraver des varicosités ou des varices pendant sa grossesse, en particulier à partir du deuxième trimestre.
Pourquoi ?
Trois facteurs se conjuguent :
- L’imprégnation hormonale (œstrogènes et progestérone) relâche la paroi veineuse ;
- Le volume sanguin augmente nettement pour soutenir le développement du fœtus ;
- L’utérus comprime progressivement les grosses veines abdominales, ce qui ralentit le retour veineux.
Faut-il s’inquiéter ?
La plupart des varices apparues pendant la grossesse régressent spontanément dans les trois à six mois qui suivent l’accouchement. Certaines persistent toutefois et peuvent s’aggraver à chaque nouvelle grossesse. Une consultation de contrôle est conseillée dans les mois qui suivent la naissance, pour évaluer le réseau veineux et décider, si besoin, d’un traitement.
Les signes à signaler sans attendre à votre médecin
Une douleur importante du mollet, une rougeur chaude localisée, un gonflement asymétrique d’une jambe ou un essoufflement inhabituel sont des signes possibles de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire et imposent un avis médical immédiat.
Le risque thromboembolique est multiplié pendant la grossesse et dans le post-partum.
Mesures de prévention
Pendant la grossesse, la prise en charge est avant tout préventive :
- Port de bas de compression médicale
- Activité physique douce et régulière (marche, natation)
- Jambes surélevées au repos
- Hydratation suffisante
- Éviter la station debout prolongée et la chaleur directe sur les jambes
Pilule contraceptive, ménopause et THM :
quel impact sur les veines ?
Toute variation hormonale importante peut retentir sur la santé veineuse de la femme. Voici ce qu’il faut savoir.
Contraception hormonale
Les contraceptifs oraux combinés (œstrogène + progestatif) augmentent légèrement le risque de maladie thromboembolique veineuse, en particulier pendant la première année d’utilisation et chez les patientes atteintes de thrombophilie (trouble de la coagulation), ayant des antécédents familiaux de phlébite ou qui fument. Chez les patientes prédisposées aux varices, la pilule peut aussi déclencher ou aggraver des varicosités.
Périménopause et ménopause
La baisse progressive des œstrogènes autour de la ménopause modifie la structure de la paroi veineuse. Beaucoup de femmes constatent à ce moment-là l’apparition ou l’accélération de varicosités sur les jambes et les cuisses.
Traitement hormonal de la ménopause
Le THM, prescrit pour soulager les symptômes de la ménopause, peut lui aussi agir sur le système veineux. Le risque varie selon la voie d’administration, la dose et la durée du traitement. Chez les patientes ayant des antécédents de varices ou de thrombose, un bilan vasculaire est recommandé avant de commencer un THM, et un suivi régulier est conseillé pendant toute la durée du traitement.
Traitements des varices et varicosités proposés dans notre clinique privée
Selon le diagnostic posé par le spécialiste, plusieurs options de traitement mini-invasives peuvent vous être proposées :
- Micro-sclérothérapie : il s’agit d’une injection très fine d’un produit sclérosant liquide. Geste ambulatoire, sans anesthésie ni interruption d’activité. Plusieurs séances espacées de quelques semaines sont généralement nécessaires pour un résultat esthétique optimal ;
- Sclérothérapie à la mousse échoguidée : indiquée pour les varices de moyen calibre et les veines réticulaires, ainsi que pour certaines varices vraies lorsque l’ablation chirurgicale n’est pas la meilleure option. Un produit sclérosant sous forme de mousse est injecté sous contrôle échographique, ce qui permet de traiter avec précision des veines invisibles en surface ;
- Ablation endoveineuse par laser (EVLA) : le traitement de référence des varices vraies de la grande ou de la petite veine saphène liées à un reflux. Une fibre laser est introduite dans la veine sous anesthésie locale par tumescence et sous guidage échographique. Mini-invasive, ambulatoire, avec une récupération rapide ;
- Chirurgie vasculaire : pour les cas complexes (récidives, anatomies inaccessibles aux techniques mini-invasives), le Pr Usman Jaffer assure la prise en charge chirurgicale au sein de la Kensington International Clinic.
